Kolam

13-rangoli-kolam.previewC’est un art traditionnel résolument féminin et très ancien en Inde, en particulier dans les états du Tamil Nadu, de l’Andra Pradesh et du Karnataka, où il est généralement transmis de mère en fille.
Kolam signifie « manifestation ». Celle-ci peut être gestuelle, musicale ou simplement visuelle. Dans l’Etat du Karnataka, le Kolam ou « dessin symbolique » est toujours tracé par une femme, à l’aube en général. Il apporte à la famille et à l’entourage une bénédiction dont l’effet durera toute la journée. Equivalente à une prière, l’invocation graphique émanant de cette entité féminine ambiguë (à la fois terrifiante et apaisante) des régions du Sud de l’Inde possède le privilège de chasser les mauvais esprits hors de la demeure, où la femme rurale s’enfermera jusqu’au coucher du soleil. Sur le seuil de la maison, ou bien à l’intérieur, dans la pièce-sanctuaire où veillent les petites divinités de bois, d’argile ou de métal, la mère ou la grand-mère vont tracer, avec patience, une série de motifs et d’entrelacs qui évoqueront pour tous ceux qui franchiront le seuil, le monde créé. Elles prennent un mélange de poudre de riz séché et pilé et de poussière de marbre blanc et entre le pouce et l’index, comme pour saler un met, elles laissent glisser une ligne fine et régulière qui se change en losanges imbriqués, en cercles concentriques, en pétales de fleurs étranges, en lunes et en étoiles, en oeil de divinité, en chariot céleste, en serpents noués en seize, en huit ou en quatre etc… Le dessin blanc apparaît nettement sur la terre battue recouverte de la bouse de vache purificatrice.
Meena vous guidera dans l’apprentisage des kolams (représentations d’animaux, de fleurs ou de figures géométriques dessinées à l’aide de poudres de couleurs ).
« Les kolams sont vite balayés par le vent ou foulés aux pieds par les passants, symbolisant ainsi l’éphémère de la vie et de l’art, c’est ce qui  les rend encore plus beaux «